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Interview

Nicolas Voisin (PDG de 22mars & directeur de la publication de Owni.fr): journaliste ou entrepreneur ? [vidéo]

« Bienvenue dans la soucoupe ! ». Nicolas Voisin est manifestement heureux d’accueillir les visiteurs dans les locaux de 22mars et d’Owni.fr. 22mars, c’est la maison-mère, une société que son PDG-fondateur définit comme un « éditeur de médias sociaux ». Le site web de l’entreprise précise:

Nous sommes une société de conseil en stratégie éditoriale on-line, de formation et de développement web & multimédia.
Nous concevons, animons et développons des médias et réseaux sociaux, des plateformes de blogs, sites et webTV ainsi que des programmes d’information et des magazines “cross-médias” pour internet, la TV et le mobile.
Nous accompagnons également des médias, des réseaux (grandes écoles, monde du livre et de la culture..), des marques et des institutions dans leurs stratégies éditoriale on-line, sur le long terme.

22mars, c’est la face la moins visible de la « soucoupe », mais c’est celle qui gagne de l’argent et finance Owni.fr (un média « non profit » pour reprendre la formulation de Nicolas Voisin). C’est sur Owni.fr que s’élaborent également les prototypes de data-journalism que 22mars commercialise ensuite.

Ce modèle hybride société commerciale + média sans but lucratif est suffisamment original pour susciter une série de questions que j’ai posées à Nicolas Voisin (voir la vidéo ci-dessous enregistrée le 18 juin 2010).

Nicolas Voisin, PDG de 22mars et directeur de la publication de Owni.fr from Philippe Couve on Vimeo.

Full disclosure / déclaration d’intérêt

Cette interview et l’étude du cas d’Owni.fr constituent l’un des éléments constitutifs du rapport  » Quel est l’impact déontologique des nouveaux modèles économiques des médias ? ” actuellement en préparation. Le co-auteur de ce rapport, Nicolas Kayser-Bril, travaille pour Owni.fr et il est l’un des associés minoritaires de 22mars, la société qui édite Owni.fr.

Au Washington Post, on intègre les rédactions, pas les mentalités

Le groupe Washington Post tire l’essentiel de ses revenus d’activités de formation et d’une entreprise du câble à travers des filiales qui permettent aujourd’hui au média de financer sa transition numérique. Contrairement à l’objectif fixé il y a 4 ou 5 ans, il n’est plus question d’une vaste intégration de toutes les rédactions du groupe. Dans ce contexte, le M. Déontologie du WaPo (le surnom du Washington Post) explique comment sont prévenus et gérés les éventuels conflits d’intérêt. A l’ancienne.

La salle de rédaction du Washington Post (Photo : WaPo)

Le Washington Post a été, avec l’embauche de Rob Curley et de son équipe fin 2006, considéré comme l’un des journaux nationaux les plus innovants aux Etats-Unis. Le groupe, qui finance les activités déficitaires de ses journaux avec Kaplan, leader de l’éducation, et Cable One, une entreprise du câble, avait alors regroupé toutes ses activités web au sein de WashingtonPost.Newsweek Interactive. L’entité gérait les sites de Newsweek, Slate, du Washington Post, ainsi qu’une myriade de sites commerciaux.

Depuis, Rob Curley est parti en admettant à demi-mot son échec, et les rêves de méga-rédaction web du Washington Post se sont évaporés. La stratégie est désormais inversée, puisque chaque marque possède sa propre entité regroupant toutes ses activités. Newsweek.com est à vendre avec son alter ego en papier, Slate.com est géré par The Slate Group et washingtonpost.com a rejoint le quotidien papier, légalement et physiquement puisque les rédactions sont désormais intégrées.

Afin d’étudier comment cette intégration des deux métiers s’est effectuée, j’ai appelé la semaine dernière Milton Coleman, senior editor et responsable des questions d’éthique au WaPo.

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Adriano Farano (cofondateur de cafebabel.com et consultant médias): journaliste ou entrepreneur ? [vidéo]

Il paraît qu’Adriano Farano est italien. C’est sans doute vrai. Il est aussi et peut-être avant tout européen.

A Strasbourg en 2001, jeune étudiant en année Erasmus, il décide de monter avec une bande de copains ce qui deviendra le premier magazine participatif en ligne européen présent sur le web en 6 langues: cafebabel.com.

Neuf ans plus tard, Adriano Farano décide de vivre de nouvelles aventures professionnelles. Il quitte Café Babel, devient consultant médias, participe à l’aventure d’Owni et finalement décroche une bourse d’étude pour aller passer un an dans la Silicon Valley dans le cadre du programme Knight Fellowship for international journalists. Son sujet d’étude sera: comment favoriser l’émergence en Europe d’une nouvelle génération d’entrepreneur dans le secteur des médias.

Avant de prendre l’avion pour s’installer en Californie avec sa famille, Adriano Farano m’a expliqué dans quel état d’esprit et avec quelle vision de la question des journalistes-entrepreneurs, il partait. Ses réponses en vidéo.

Adriano Farano, cofondateur de cafebabel.com et consultant (journaliste & entrepreneur) from Philippe Couve on Vimeo.

Julien Jacob: journaliste ou entrepreneur ? [vidéo]

Julien Jacob est parfois difficile à suivre tellement il bouge vite. On le laisse à la tête de CNET Europe et on le retrouve en train de monter une start-up (Obiwi.fr) après un executive MBA à HEC, avant de le croiser chez NextRadioTV (le groupe d’Alain Weil), puis de le retrouver en consultant médias au moment où il annonce qu’il se réinvestit dans Obiwi.fr.

De ces expériences multiples et diversifiées à la charnière du journalisme, du management et de la création d’entreprise, qu’est-ce que Julien Jacob a appris? La réponse en vidéo.

Julien Jacob (Cofondateur Obiwi.fr et consultant) from Philippe Couve on Vimeo.

Annie Fave (deplacementspros.com): journaliste ou entrepreneur ? [vidéo]

Annie Fave n’aime pas trop perdre de temps. Avant même d’avoir quitté RFI, cette journaliste économique spécialisée dans le secteur du voyage et du tourisme avait commencé à créer son agence de presse spécialisée: ecritéo. Mais c’est sur une « niche » encore plus pointue qu’Annie est en train de faire un carton: le voyage d’affaires. En lançant le site deplacementspros.com et la newsletter associée, Annie Fave s’adresse à des internautes qui intéressent au plus au point un certain nombre d’annonceurs. Résultat: une production éditoriale très ciblée pour un public très clairement identifié et des recettes publicitaires qui rentrent dans les caisses. Avec plus de 43 000 abonnés à sa newsletter quotidienne, a-t-elle trouvé le Graal que cherchent les journalistes-entrepreneurs? Éléments de réponse en vidéo.

Annie Fave, fondatrice de deplacementspros.com (journaliste & entrepreneur) from Philippe Couve on Vimeo.

Walter Bouvais (Terra eco): journaliste ou entrepreneur ? [vidéo]

Walter Bouvais

Walter Bouvais, cofondateur et directeur de Terra éco (média spécialisé dans le développement durable)

Je ne sais pas si vous connaissez Walter Bouvais? Moi, un peu. C’est un garçon que je trouve assez impressionnant.

Dans l’époque chahutée que connaissent les journalistes et les médias, il semble suivre sereinement et avec détermination la ligne qui est la sienne et qui l’a conduit à fonder Terra éco à Nantes. Consacré au développement durable, Terra éco est un projet journalistique innovant qui a démarré sur le web en 2004 porté par une équipe issue (comme Walter Bouvais) du magazine en ligne Transfert.

Terra éco est ensuite devenu en 2009 un magazine papier disponible en kiosque et sur abonnement. Un magazine vert qui publie son bilan carbone et essaye de limiter au maximum son empreinte écologique.

Aujourd’hui Terra éco, c’est une équipe d’une vingtaine de personnes (dont 5 commerciaux) et des filiales qui développent l’activité dans d’autres domaines: conseil, formation en ligne (e-learning) en établissant des cloisons aussi étanches que possible entre l’activité éditoriale et les autres facettes.

Walter Bouvais s’explique sur tous ces sujets dans cette vidéo enregistrée le 11 mai 2010.

Walter Bouvais, fondateur de Terra eco (journaliste & entrepreneur) from Philippe Couve on Vimeo.

Christophe Coquis, journaliste ou entrepreneur ? [vidéo]

Christophe Coquis a lancé le site d’information locale Gaillac Info en janvier 2009. Gaillac, une petite ville de 13 000 habitants dans le Sud-Ouest à une cinquantaine de kilomètres au nord-est de Toulouse.

En lançant le site, Christophe avait un objectif: « mesurer le potentiel de l’information locale dans un environnement rural ». Christophe voulait vérifier l’hypothèse suivante: délaissée par tous (y compris la PQR/ Presse quotidienne régionale), la micro-locale est une information qui a une valeur (valeur non captée par Google pour l’instant).

A l’occasion d’un récent passage à Toulouse, j’ai eu le plaisir de discuter avec Christophe Coquis et de dresser un premier bilan après un an et demi d’activité. Gaillac Info a trouvé sa place au sein de l’offre média locale. Le site commence également a générer des revenus publicitaires.

Christophe Coquis, fondateur du site d’infos locales Gaillac info from Philippe Couve on Vimeo.

Théophile Kouamouo: journaliste ou entrepreneur ? [video]

J’ai rencontré récemment Théophile Kouamouo à l’occasion de son passage à Paris. L’occasion était belle de l’interroger sur son expérience de créateur d’entreprise. Il a créé la plateforme Ivoire blogs et un magazine économique en Côte d’Ivoire. Des expériences riches d’enseignement.

Journaliste depuis mai 1999, Théophile Kouamouo est basé à Abidjan en Côte d’Ivoire. Il est éditorialiste et chroniqueur indépendant, après avoir été reporter à L’Autre Afrique, correspondant du Monde à Abidjan, grand reporter à Fraternité-Matin, rédacteur en chef du « Temps » et du « Courrier d’Abidjan ».

Théophile Kouamouo, journaliste et entrepreneur from Philippe Couve on Vimeo.