Avec deux millions de visiteurs uniques par mois, allafrica.com est le principal média africain en terme d’audience sur le web, ce qui lui a valu d’être choisi par Barack Obama pour une interview exclusive à la veille de sa première visite officielle en terre africaine. L’entreprise agrège le contenu des journaux du continent et le distribue sur le web tout en développant d’autres activités (vente de technologies et gestion de projets web pour des organismes philanthropiques). Co-fondateur et cheville ouvrière d’allafrica.com, le Sénégalais Amadou Mahtar Ba marche, à sa manière, dans les pas de son oncle qui fut directeur général de l’Unesco.

Amadou Mahtar Ba, le PDG d'allafrica.com
Les bonnes idées viennent souvent de loin. L’entreprise allafrica.com n’échappe pas à la règle. Né en 2 000, le plus grand diffuseur d’informations africaines à travers le monde plonge ses racines loin dans l’histoire et la généalogie de son initiateur, Amadou Mahtar Ba.
Pour comprendre allafrica.com, il faut remonter aux années 1970. A cette époque, au Sénégal, le jeune Mahtar suit à distance les «aventures» de son oncle dont il porte le prénom et qui dirige l’Unesco. Au poste de directeur général de l’organe de l’ONU pour l’éducation, la science et la culture, Amadou Mahtar M’Bow mène le combat pour un Nouvel ordre mondial de l’information et de la communication (Nomic).
Faire entendre la voix de l’Afrique
L’enjeu est simple: les pays du Sud (on dit encore du «tiers monde») qui viennent de se libérer de la colonisation n’entendent pas se faire submerger par les médias occidentaux et subir une nouvelle forme de colonisation douce (que l’on appelle pas encore «soft power»). L’oncle du jeune Mahtar est à la pointe de ce combat diplomatique épique qui conduira les États-Unis à quitter l’Unesco en 1985. Lire le reste de cet article »
Citizenside : les professionnels du contenu amateur
Citzenside est née en 2006 comme une agence de presse spécialisée dans le recueil de photos et vidéos amateurs en lien avec l’actualité. Seule sur ce créneau il y a quatre ans, elle doit aujourd’hui se repositionner au moment où les médias traditionnels ouvrent largement leurs bras aux contenus amateurs.
Pour Matthieu Stefani, c’est un déclic: « J’habitais à Londres lors des attentats de juillet 2005, et pour la première fois, la BBC réclamait des vidéos et des photos à ses telespectateurs, sans rémunération ». De retour en France, il commence à travailler avec Philippe Checinski et Julien Robert sur un projet de création d’entreprise qui deviendra Scooplive en mai 2006.. Ils ont la trentaine et leur start-up se définit comme une place de marché sur laquelle les amateurs proposent leurs photos que les médias peuvent acheter.
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